Il est pourtant néanmoins assez probable que certaines danses comme « l’Hanter dro » et « l’En dro » du Pays Vannetais, doivent une partie de leur origine dans les anciens branles, de même que la grande famille de la « dañs tro cornouaillaise » à sans doute subit la double influence du branle double et du Trihory, toutes pratiquées durant la longue période de la Renaissance. En Haute-Bretagne, les répertoires ont là été, au moins en partie, directement influencés par les Contredanses et les Quadrilles français du XIX ème siècle.
Si les danses populaires se « bretonnisent » ou sont tout au moins considérées comme telles durant la seconde moitié du XIXème siècle, cela correspond aussi à une période où les traditions populaires commencent à être mise en exergue par certains folkloristes, qui voient dans les pratiques régionnalistes du début du XXème siècle des « identités bretonnes » se construire. La plus présente est sans doute la fragmentation des modes vestimentaires, qui va petit à petit identifiée géographiquement et socialement des « pays » bretons, zones géographiques plus ou moins étendues, et dont les frontières sont souvent très fluctuantes.
Constatée presqu’exclusivement en milieu rural, la danse populaire prend au XIX ème siècle dans les campagnes bretonnes toute sa place, servant à la fois de réjouissance, mais aussi de resserrement communautaire entre ces paysans qui s’exprime coude à coude, main dans la main, en ronde fermée des heures durant. Elle sert aussi d’exutoire aux peines et aux soucis quotidiens.
La danse bretonne, pratiquée collectivement dans la société traditionnelle d’hier, a montré et ce dès les premières années du XXème siècle, un nouveau visage. C’est durant cette période charnière entre les deux siècles que les formes de danses vont d’ailleurs évoluées, attestant ainsi une certaine émancipation de la société (ronde fermée qui évolue vers les chaînes ouvertes, longues puis courtes, cortège de couples, quadrettes, couples fermés,…pour laisser les formes plus modernes à quatre danseurs des En avant-deux et En avant-quatre à la Haute-Bretagne).
Mais c’est principalement pendant l’entre-deux guerres (1920/1940) que son évolution s’est accélérée et qu’est apparue durant cette période la création de nombreux « cercles celtiques », et avec elle, le souhait manifesté de porter la danse sur scène. D’un « état », nécessaire mais suffisant d’hier, la danse bretonne devenait ainsi davantage une expression, offerte désormais aux regards de milliers de spectateurs.
S’enchaînèrent alors au fil des décennies des animations, présentations, prestations, spectacles, scénographies de plus en plus élaborés. Ces spectacles veulent actuellement être le reflet d’une identité propre au breton, c’est à dire très attaché à ses racines, mais tenant néanmoins à affirmer sa volonté d’échanges, d’ouverture, d’innovation, d’imagination, bref de créations tournées vers le public, vers demain et vers le public de demain.
| 1e Catégorie | 2nd Catégorie | 3e catégorie | |
| 2011 | Saint-Malo | Riec-sur-Bélon | Guérande |
| 2010 | Saint-Malo | Bugale an Oriant & Armor Argoat |
Goussainville |
| 2009 | Saint-Malo | Danserien Kemper | Querrien |
| 2008 | Saint-Malo | ||
| 2007 | Pont-l'Abbé |
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| 2006 | Saint-Malo | Fouesnant | Querrien |
| 2005 | Saint-Malo | Riec et Elliant | Brest |
| 2004 | Saint-Malo | Perros-Guirec | Melrand |
| 2003 | Pont-l'Abbé | ||
| 2002 | Pont l'Abbé et Saint-Malo |
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| 2001 | Pont-l'Abbé | ||